En avril 2005, Mémoire à Lire, Territoire à l’Ecoute (MALTAE) et le SIVOM du littoral des Maures avec son Observatoire marin se sont associés pour répondre à l’appel à candidature de la Direction Interministérielle de l’Aménagement et de la Compétitivité du Territoire (DIACT) et du Secrétariat Général à la Mer, lançant une expérimentation d’un an destinée à inciter à une meilleure prise en compte de la Directive européenne 2002 de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC).
Le territoire du littoral des Maures a été le projet varois lauréat, parmi 25 autres retenus en France, dont 5 en Région PACA.

Pendant l’année 2006, se sont enchainés, entre terre et mer, ateliers itinérants de découvertes, journées d’échanges thématiques, balades des quatre saisons, qui ont permis à un public diversifié de réfléchir ensemble à une gestion  plus équilibrée du littoral.
Ce temps partagé du territoire, de ses atouts et des questions soulevées par son aménagement, a donné lieu à un carnet de bord, auquel s’est associé un photographe auteur, Jean Belvisi.

Vingt triptyques sont ici présentées, vingt journées passées dans l’écoulement des saisons d’une année, tout à la fois trace de l’exploration menée dans le cadre de la Gestion intégrée, et regard propre de l’artiste posé sur un territoire, morceau de littoral qu’il donne ici à voir avec sa propre sensibilité, ses propres choix photographiques.

Ce faisant, soixante images d’un littoral, celui des Maures, deviennent le matériau « communicant » d’un aller retour, d’une mise en miroir textes-images, permettant d’accompagner la restitution de la concertation, donnant prétexte à se saisir de son devenir.
Des petits textes évoquent les questions soulevées, les problèmes auxquels sont confrontés les littoraux, les défis auxquels doit faire face un aménagement mieux intégré de leurs  territoires. Ils incitent les visiteurs à prendre papier et plume, et laisser à leur tour une trace écrite.

L’exposition « Traits de côte, arpents de mer », inaugurée à Cavalaire dans le Var, est destinée à itinérer en France et en Europe.
Elle se présente comme un outil de médiation et se veut un prolongement « naturel » de la concertation engagée en 2006.
Tel un carnet de route de l’expérimentation, les vingt séries donnent un cadre visuel pour restituer au public une information sur l’opération de Gestion intégrée qui s’est déroulée l’année écoulée, tout en sensibilisant aux enjeux du développement équilibré du littoral.
Vingt textes  accompagnent  cette présentation en images.

L’objectif assigné à la poursuite de la concertation est de traduire en mots cette évidence : si les paysages sont un bien commun et à partager, les points de vue sur le territoire sont différents et il convient de traduire cette réalité complexe.
La conception de l’exposition propose au public de légender une ou plusieurs des  photographies, au gré de l’inspiration née du travail sensible du photographe ou de la connaissance des lieux présentés. Le recueil des légendes donnera lieu à l’écriture de nouveaux textes qui accompagneront son passage dans le lieu suivant.

Ainsi, ces textes deviendront le carnet de bord de l’itinérance de l’exposition.