Une soixantaine de grands « pas japonais » culturels entre terre et mer, à la fois sensibles et tangibles, dans le
Naviguant entre terre et mer, entre implicite et explicite, entre « pieds posés » et « têtes dans les étoiles », à l’unisson des habitants-acteurs invités durant les quatre saisons d’une expérimentation nationale de participation et de gouvernance territoriale, ce premier « re-portage » photographique « commenté » des 20 « bouts de chemin » collectifs effectués sur une année, a été structuré suivant 20 triptyques. La forme donnée à l’exposition, un « jeu de marelle » itinérant de (re)découverte du territoire, loin de vouloir ne mobiliser et ne consacrer que l’indicible, a tout au contraire pour vocation première, en se nourrissant de son itinérance et à travers l’ « expression » de ses visiteurs, de susciter et de démultiplier d’autres envies de « dire, écrire et décrire le territoire ». Devenu ainsi outil partagé de représentation, que l’on peut déplacer tel un « curseur culturel » sur tout le territoire, l’exposition « commentée en continu » d’œuvres photographiques, associée à une méthodologie originale, propre à MALTAE et au PEP littoral varois, d’inventaire et d’archivage des représentations comme des dynamiques suscitées par l’entrée dite « paysage de l’entre terre et mer », devient elle-même le « déclencheur » d’un processus d’appropriation du territoire.
Ce processus est l’un des objectifs premiers, essentiels, de l’expérimentation nationale de gestion intégrée des zones côtières ; et c’est en cela que l’expérimentation des Maures peut paraître exemplaire et reproductible.
